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Portrait – Bernard Meignan

« C’est ce que j’appelais « la sculpture » qui a conduit mes pas vers la ferronnerie d’art, puis vers le design et l’architecture intérieure depuis mes vingt ans.

Séjour d’un an en Afrique de l’Ouest, école d’art, apprentissage en ferronnerie d’art, prix de la formation aux métiers d’art puis de nouveau école d’art et découverte de la notion de projet. Questionnements autour de la création d’espaces et d’objets, de meubles en particulier avec cette découverte du sens. Que disent les espaces ? que disent les objets ?

Opportunité d’un premier job dans l’agencement de magasins suivi d’un poste de designer au sein du groupe Parisot où je découvre les process et contraintes de la production industrielle.

 

Mon agence est née d’un besoin d’indépendance et de mouvement : développer ma façon de travailler, prendre mes propres risques, varier les commandes, les clients, choisir mes caps.

C’est auprès de PME nationales de l’ameublement que je débute mon activité comme designer consultant : des collaborations longues permettant le développement de produit en cohérence avec le fonctionnement de l’entreprise. C’est ainsi que je développe également très naturellement la conception d’espaces : showroom, stands, magasins, réflexion sur les sièges sociaux.

 

J’exerce mon métier de façon artisanale et c’est ainsi qu’il me plait. J’ai tordu définitivement le cou à l’idée que progresser signifiait grossir ou grandir, c’est une idée du XX° siècle. Progresser se joue pour moi dans la justesse de mon projet. Je suis donc artisan au sens où Richard Senett l’entend (1).

Le designer, l’architecte d’intérieur ne peut se contenter d’être un esthète inspiré. Son travail est toujours interactif, c’est indispensable. Les lieux que je dessine, je veux qu’ils soient habités, les objets que je propose ne peuvent se couper de leur contexte productif, humain et économique. C’est pourquoi je recherche les collaborations longues avec les entreprises. C’est pourquoi une architecture intérieure se construit sur une approche fine des besoins réels.

Être au cœur, regarder, proposer et trouver la synthèse humaine, technique, esthétique est un jeu qui mobilise autant de psychologie, de sensibilité sociale que de capacités de dessin et d’invention.

Chaque projet m’oblige à une approche spécifique pour être pertinente. C’est un questionnement permanent et c’est ce qui me passionne.

Sur un plan plus personnel, je développe depuis peu des collections d’objets et des expérimentations avec Jean-Louis Hurlin, artiste-ferronnier. »

[1] Richard Senett soutient que le programmateur informatique, l’artiste et même le simple parent ou le citoyen font œuvre d’artisan. Ainsi pensé, l’artisanat désigne la tendance foncière de tout homme à soigner son travail et implique une lente acquisition de talents où l’essentiel est de se concentrer sur sa tâche plutôt que sur soi-même – Ce que sait la main – Albin Michel

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